Sécurité: ce qui est important

Une simple histoire de quartier

L’épicerie portugaise du coin de la rue existe depuis trois ans et draine une animation nouvelle. Régulièrement, le soir, quelques hommes battent le trottoir, discutent de leur vie, boivent quelques bières. La rue est ainsi un peu moins vide, le passant y croise quelques regards et en tire, même inconsciemment, le sentiment d’une vie sociale présente et rassurante.

Certains voisins par contre y voient autre chose. Les conversations de la rue montent jusqu’à leur appartement et troublent leur quiétude. Les hommes bloquent parfois et momentanément le passage d’un cycliste pressé qui s’en agace, et la vieille dame ne les aime tout simplement pas et les accuse, sans les avoir vus, d’uriner sur le mur du parking.

Le paradoxe

Une épicerie, un peu de vie mais aussi de l’agacement. Nous sommes au cœur d’un paradoxe: besoin d’animation d’une part, difficulté de gérer le stress engendré par cette animation d’autre part.

Une rue morte est déprimante, voire angoissante. Une rue animée est le lieu d’innombrables échanges. Des conflits, parfois, peuvent y surgir: là où il y a de la vie, il y a de la vie! Lorsque les écarts de conduite dépassent l’admissible, il est justifié de faire intervenir la police, de préférence des agents de la police municipale que leurs rondes auront familiarisé avec les lieux et les gens.

Une vision politique verte tenant compte de la complexité du monde…

Nos rues et nos places doivent donc être vivantes, agréables, le respect mutuel doit y être la norme. Pour notre plaisir, bien entendu, mais aussi parce que des voisinages d’immeubles et des espaces publics bien aménagés sont un gage de sécurité. Les gens s’y reconnaissent, se situent les uns les autres, les enfants peuvent jouer loin des voitures, non loin du regard de leurs parents,

L’intervention publique, telle que les Verts la conçoivent, doit être attentive à ces besoins, elle doit également prévoir la réduction du bruit du trafic et des machines en tous genres, source d’épuisement nerveux et d’agressivité. Les délits commis sur la voie publique comme partout ailleurs doivent être sanctionnés.

Le bon fonctionnement des quartiers dépend également des nombreux adultes en rapport constant avec la population, tels que les policiers, les travailleurs sociaux et bénévoles, les commerçants et les concierges.

Aménagement, savoir-vivre et sens des responsabilités de chacun, engagement des employés municipaux et visibilité de la police municipale forment un tout et c’est sur ce tout qu’il faut travailler. Autant de points sur lesquels la Commune peut intervenir.

… comme de l’utilité des solutions vertes

On commencera par multiplier les rondes d’agents à vélos: ils sont plus visibles et voient mieux ce qui se passe dans les quartiers que lorsqu’ils restent dans leurs voitures ou dans leurs bureaux!

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