Sauvons la poste de Châtelaine: la pétition a été envoyée!

Le samedi 16 septembre, l’exécutif de la Ville de Vernier, la présidente du Conseil Municipal, Syndicom Genève, des citoyen-ne-s, les Verts et les Socialistes de Vernier se sont réuni-e-s pour envoyer les 1’850 signature de la pétition demandant le maintien de l’office de poste de Châtelaine, à la direction de la Poste Suisse.

1’850 signatures récoltées en un mois et demi, en plein été, avec l’aide des commerces, des habitant-e-s, des entreprises, des partis de l’Alternative. 1’850 signatures récoltées uniquement dans le quartier de Châtelaine !

Encore une fois, cela montre à quel point la population et ses représentant-e-s défendent une vision de la société où les services de proximité ont toute leur place, d’une vie de quartier animée, de convivialité et de défense de bonnes conditions de travail rémunérées dignement.

Comme l’a rappelé, M. Yvan Rochat, maire de Vernier, cette décision n’a pas de sens dans un quartier de 7’000 habitant-e-s amené à se densifier encore. La qualité de vie d’un quartier tient à l’équilibre entre des services, un tissu économique fait de petites entreprises et de la volonté des habitant-e-s.

Mme Esther Schaufelberger, présidente du Conseil Municipal, a affirmé le besoin d’une société solidaire avec les personnes qui ont plus de difficulté à s’adapter à une certaine modernité faite d’applications pour smartphone, avec les personnes à mobilité réduite pour qui un kilomètre est une distance difficile à parcourir, avec les parents qui jonglent avec des agendas remplis et qui n’ont pas le temps de se déplacer dans un grand centre commercial pour y trouver un office de poste surchargé.

M. Michel Guillot a partagé son inquiétude face à une politique économique néolibérale des plus agressives de la poste : 1’200 licenciements prévus et des guichets postaux dans des commerces avec des rémunérations indécentes, 18 francs de l’heure charges comprises. Il a appelé à une mobilisation citoyenne la plus large possible afin d’amener la direction de La Poste à revoir sa politique.

Pour finir, M. Thierry Apothéloz, conseiller administratif, a également évoqué la pétition du PLR adressée aux autorités et rappelé la nécessité que tous les partis écoutent leur base, même à Berne, et s’engagent à défendre des valeurs qui n ous sont à toutes et tous communes.

Ce combat est loin d’être gagné, il demande à être poursuivi à tout les niveaux. Nous comptons sur notre conseillère nationale Lisa Mazzone, qui n’a malheureusement pas pu venir, pour qu’elle porte le message de tout un quartier, qui comme tant d’autres, n’est pas prêt d’abandonner la lutte pour conserver ce qui fait son tissu social et économique.

Un grand merci à toutes et tous pour leur engagement.

Yvan Rochat: « Vernier est une ville unie, solidaire et créative »

Discours réalisé à l’occasion du 1er août 2017, jour de la fête nationale suisse à Vernier (Place du Lignon)

Chères habitantes, chers habitants,

La ville de Vernier, en son quartier du Lignon, fête aujourd’hui le Premier août à l’instar des 2000 et quelques communes de notre pays.

Il n’y a pas beaucoup d’occasion ici en Suisse pour fêter un événement historique qui témoigne de notre élan national commun.

Ce Premier août est donc d’autant plus symbolique que nous vivons des temps où nous désunir semble parfois plus important que nous réunir les uns aux autres.

  • Crispation identitaire ou multiculturalisme.
  • Vélocité des voitures et motos ou sécurité des piétons et cyclistes.
  • Construction de prisons ou construction d’écoles.

Autant d’enjeux qui font l’objet en politique, dans les médias et maintenant sur les réseaux sociaux de toutes les caricatures possibles et imaginables. Et dans quel but? nier la légitimité de l’autre, lui ôter sa valeur lui refuser toute considération…

Et pourtant, en ce jour de 1er août, est-ce cela qui animait l’esprit des 3 Suisses de 1291? Nullement! Le bourgeois de Schwytz, le montagnard d’Uri et le bûcheron de Nidwald, malgré leurs différences évidentes, ont osé le serment du Grütli et fait le pari de la souveraineté ouverte qui fait la Suisse d’aujourd’hui.

Ainsi, avec mes collègues du Conseil administratif, Thierry Apothéloz et Pierre Ronget, nous suivons leurs pas et nous proclamons cette certitude: ceux qui pensent autrement, ceux qui mangent, prient, se déplacent, parlent, jouent, aiment et vivent autrement sont dignes de valeur et ont droit à la considération qu’ils soient d’ici ou viennent d’ailleurs.
Cette position, nous la tenons fermement et elle nous sert de guide lorsque Vernier est confronté aux décisions de notre temps.

Ainsi, lorsque 88 jeunes réfugiés mineurs sont prévus d’être installés à deux pas d’ici à Aïre, on peut comme certains le font, siffler, huer ou insulter cette arrivée, ou bien, comme je le souhaite avec mes collègues, y voir l’opportunité humaine et sociale remarquable que cela représente pour autant qu’elle se réalise en étant exigeant sur la qualité de l’encadrement et celle du projet d’insertion.

C’est cela que nous entendons quand il s’agit de respecter la valeur et la considération d’autrui. De ceux qui sont là aujourd’hui et depuis longtemps comme de ceux qui sont amenés à venir s’installer.

C’est également pour cela que nous refusons le traitement indigne et irrationnel que la Confédération et la Poste réservent au quartier de Châtelaine. Fermer le bureau de poste de Châtelaine alors que les habitants de ce quartier connaissent une densification de leur environnement depuis plusieurs années, est un non-sens et un scandale.

Je vous invite donc chères concitoyennes et chers concitoyens à défendre ce service public si important pour la cohésion sociale, à vous mobiliser pour faire savoir à nos élus fédéraux et à la Poste l’aberration qui consiste à fermer ce bureau.

Ecrivez-leur, signez les pétitions, mobilisez-vous de quelques manières qui vous semble adéquate, vos représentants au Conseil administratif comme au Conseil municipal sont prêts à le faire, aidez-les à vous soutenir.

Dignité et considération pour toutes et tous voilà le message que nous portons avec fermeté dans notre engagement quotidien. Inspiré des 3 Suisses de 1291, il consiste à dire à ceux qui prennent leurs décisions de loin, réduisant sans discussion, ni concertation les services publics de proximité que leur pouvoir lointain et bureaucratique sera combattu parce qu’il prend des mesures injustes et déconnectées.

A cela, et Vernier l’a déjà démontré plusieurs fois, nous sommes capables d’opposer notre unité, notre bonne volonté et notre créativité.

Notre unité tout d’abord, lorsque nous avons par le passé réussi à faire abandonner l’implantation d’une méga usine à gaz aux portes du Lignon ou lorsque le Canton a renoncé aux déclassements de nos quartiers de villas en zones industrielles.

Bonne volonté ensuite, qui consiste notamment à offrir à la jeunesse de Vernier un réseau de près de 10 maisons de quartier, lieux de réunions et jardin Robinson, rénovés ou construits à neuf ces dernières années, cette bonne volonté c’est également de donner à voir, écouter, danser plus d’un événement culturel par semaine durant toute l’année sur le territoire verniolan et notamment ici au Lignon, enfin elle s’exprime aussi en mettant à disposition pour les juniors et seniors des abonnements UNIRESO 100.- à 150.- moins chers que les prix officiels.

Quant à notre créativité, elle n’est pas en reste. Par exemple en développant une politique de tranquillité publique novatrice et inédite à Genève grâce aux Correspondants de nuit qui sillonnent patiemment de 18h à 3h du matin nos quartiers. Mais également en transformant petit à petit notre territoire en lieux de pratique du sport où chacun peut s’exercer grâce au Parcours Vita, Urban trail, Urban fitness et pour ces prochaines années dans pas moins d’une dizaine de salles de sports que nous mettrons à disposition de la population et des clubs d’ici à 2023. Enfin, en préparant l’arrivée à Vernier, et plus particulièrement à Châtelaine, d’une institution culturelle majeure pour le Canton, le Centre Culturel de Châtelaine, à l’horizon 2020, sans que la ville de Vernier n’ait à investir elle-même mais en créant grâce à elle une dynamique inter-communale et privée propre à assumer l’essentiel des coûts du projet.

Voilà comment, nous autorités de Vernier, votre serviteur en tant que Maire pour ces années 2017 et 2018, nous traduisons jour après jour l’esprit des 3 Suisses de 1291. C’est à cela que nous nous consacrons et que nous nous faisons fort de réussir à transposer au niveau cantonal notamment dans la perspective des prochaines élections de 2018.

Elections pour lesquels je vous invite à vous mobiliser fortement non pas pour soutenir tel ou tel parti mais pour soutenir la ville de Vernier et ses habitants des quartiers de Vernier village, du Lignon, d’Aïre, des Libellules, de la Concorde, de Châtelaine, des Avanchets et de Cointrin.

Ainsi, que la fête soit belle et que vive Vernier, vive Genève et vive la Suisse!

Yvan Rochat
Maire de Vernier

Esther Schaufelberger: « Les système politiques et les démocraties sont fragiles »

Discours du 1er août de Esther Schaufelberger, présidente du Conseil municipal

Chères Verniolanes, chers Verniolans,
Chères toutes et chers tous,

Plus jeune, je n’aurais pas imaginé qu’un jour je tiendrais un discours de Premier août. La Suisse et sa fête nationale ne m’intéressaient pas particulièrement. Je voulais découvrir le Monde et je suis donc partie travailler à l’étranger dans l’humanitaire et la coopération.

Ce travail m’a fait découvrir le quotidien de pays sous régimes autocratiques ou abordant un futur démocratique incertain. Confrontés à l’insécurité, au despotisme et à la corruption, les gens que j’y ai rencontrés attendaient de moi la réponse à de nombreuses questions : Comment vivre ensemble en paix si on ne parle pas la même langue ? Comment fonctionne la démocratie directe et le fédéralisme ?

Cette expérience, cette confrontation avec d’autres réalités, m’a ainsi amenée à approfondir mes connaissances sur notre pays, à mieux le comprendre, à mieux en apprécier les acquis et les mythes… mais également à prendre conscience de la fragilité des systèmes politiques et de l’importance de renforcer l’identité nationale par une fête joyeuse.

Aujourd’hui, je suis donc honorée de pouvoir m’adresser à vous à l’occasion de ce Premier août, lequel, cette année, à Vernier est dédié à la créativité. A cette occasion, la commune nous invite à créer ensemble des œuvres d’art géants.

Ce thème me semble très bien choisi pour notre fête nationale.

Car on peut affirmer que la fête elle-même résulte d’un bel effort de créativité. Quand nous avons décidé de célébrer l’anniversaire de la Suisse vers la fin du 19ème siècle, il a fallu – comme souvent en Suisse – trouver un compromis entre différentes idées et différents besoins. Heureusement que la proposition des Schwyzois de commémorer le 1er août 1291 l’a emporté. Si à l’époque nos ancêtres avaient suivi la proposition des Uranais – qui souhaitaient continuer de commémorer le 8 novembre 1307 – nous serions chaque année réunis dans l’obscurité et le froid, plutôt que de profiter d’une belle soirée d’été.

Partout en Suisse, aujourd’hui, des hommes et des femmes prononcent des discours. Dans différentes langues, ils et elles s’interrogent sur notre pays et son histoire, et partagent leurs soucis, leurs espoirs et leurs visions. Cette polyphonie est, elle aussi, une manifestation de créativité.

Combien de discours sont tenus le Premier août? Ni l’Office Fédéral de la Statistique, ni l’association ou l’historien spécialisé auquel je me suis adressée n’ont pu me répondre. Quelques informations fournies par l’Association des Communes Suisses permettent cependant de risquer une estimation: le premier août résonne chaque année dans au moins 3000 discours différents.

Il n’existe évidemment pas de registre central de toutes ces envolées. Et encore moins de directives sur ce que nous devons dire ou éviter de dire à cette occasion. Nous n’accepterions pas qu’une autorité, un parti politique ou un faiseur d’opinion nous dicte ce qu’il faut comprendre par « être un Suisse et une Suissesse ». Cela, nous le discutons, nous l’établissons et nous le vivons ensemble, dans nos quartiers, dans nos communes, dans les associations, dans les media sociaux, grâce aux contributions de chacun et chacune, d’une manière créative.

Autre exemple : notre hymne national, lequel fait débat depuis la création de l’État moderne Suisse en 1848. Il y a quelques années, des citoyennes et citoyens liés à la Société Suisse d’Utilité Publique ont décidé de réagir au fait qu’il est difficile de s’identifier au texte de l’hymne actuel. Ils ont donc lancé un concours pour en créer un nouveau. La condition était que le texte soit basé sur les valeurs fondamentales de notre Constitution : la démocratie, l’indépendance, la paix, la solidarité, l’équité, la protection de l’environnement et le respect des diversités. De nombreux artistes ont relevé le défi, et la population a participé au choix. Ce processus créatif a débouché sur une proposition simple pour un nouvel hymne, chantée ce soir dans quelques communes et sur la prairie du Grütli.

La proposition n’a pas encore été acceptée officiellement, et peut être ne le sera-t-elle jamais. L’avenir nous le dira. Mais entretemps, cette initiative créative donne à tous ceux et celles qui s’y intéressent l’occasion de se forger et de partager une opinion en lien avec les valeurs fondamentales de notre pays.

Tout à l’heure, nous allons chanter la version traditionnelle de notre hymne national. Mais l’année prochaine, qui sait? A vous de jouer !

Pour l’instant, je vous souhaite une belle soirée : fêtons ensemble notre créativité, fêtons la contribution des 35’000 habitant-e-s de Vernier et des 8 millions d’habitant-e-s de la Suisse à ce que nous sommes et à ce que nous allons être demain.

Vive la créativité, à Vernier, à Genève et en Suisse !

Esther Schaufelberger
Présidente du Conseil municipal de Vernier

Olivier Perroux: un Vert plein de surprises

Nous reprenons notre série d’interviews pour mieux connaître les Verts de Vernier.

Après avoir été actif au parti cantonal, tu dois être l’un des rares genevois à avoir siégé dans les conseils municipaux de trois communes différentes ainsi qu’à la Constituante.

Depuis combien de temps vis-tu à Vernier?
Depuis presque dix ans et je ne compte pas partir de sitôt. Y être élu est un privilège.

Qu’est-ce que tu apprécies dans la commission sociale,et en tant que président de cette commission, quel est ton rôle?
La politique sociale est tellement centrale qu’on a un peu l’impression qu’elle se trouve au cœur de l’action publique. Elle accompagne tous les âges de la vie, toutes les situations.
Elle joue un rôle clé dans notre qualité de vie à tous,même pour ceux qui ne sont pas directement concernés par elle. Le président d’une telle commission a surtout pour mission de diriger les débats.

Tu es membre d’autres commissions. Laquelle te semble intéressante et pourquoi?
La commission des finances me passionne car elle est totalement inadaptée au monde actuel, qui est passé de l’abondance à la résilience (adaptation nécessaire aux changements qu’on ne maîtrise pas). C’est là que se trouvent les plus beaux défis de Vernier. Tant que le budget municipal sera en croissance, en contradiction avec la réalité de notre environnement, nous serons en échec de procéder à un changement nécessaire et inévitable. Il faut agir. Je préfère de loin un changement voulu que subit.

En dehors de ton activité de conseiller municipal, tu as eu un parcours professionnel riche. Peux-tu nous en dire quelques mots?
J’ai la chance d’avoir pu faire de longues études. Après un doctorat en histoire économique et sociale, j’ai d’abord été chercheur. Un milieu dans lequel je ne me voyais pas faire
30 ans. Alors avec un ami, nous avons créé une entreprise. Pendant dix ans, nous avons fait des livres et des expositions, pour accrocher un large public à l’Histoire. Depuis deux ans j’enseigne l’Histoire au Collège de Saussure.

Quels sont tes thèmes de prédilection, qu’est-ce que tu aimerais améliorer à Vernier?
Beaucoup de choses ! La commune devrait être plus active dans l’économie alternative. Il y a à Vernier de très belles initiatives (armoires d’échanges, boutique gratuite, bricothèque, etc.), mais qui sont encore trop peu connues et pas assez nombreuses.

Tu es passionné par l’Afrique du sud. Comment t’y es-tu intéressé?
C’est parti du scoutisme où j’ai été très actif. J’ai d’abord été envouté par l’Histoire de ce pays et ses grands hommes, puis par sa nature et ses habitants. La transition démocratique qui y a été menée entre 1990 et 1994 est exemplaire sur bien des points. Il y a eu Mandela évidemment, mais d’autres comme Chris Hani et Albie Sachs mériteraient d’être connus et reconnus. Ces gens ont donné au monde des leçons incroyables sur le vivre ensemble et la réconciliation.

Un proverbe qui te caractérise?
J’adore la devise Florebo quocumque ferar: « je fleurirai partout où je serai porté».

Signez la pétition et soutenez la Poste de Châtelaine!

Pétition à la Directrice générale de la Poste, Mme Susanne Ruoff

Châtelaine a besoin de sa poste

Les habitants de Châtelaine et les personnes qui y travaillent utilisent régulièrement le bureau de Poste local et y tiennent beaucoup. Or votre Direction générale projette de le fermer!

Cette décision brutale est absurde, elle est inacceptable:

  • La poste est un service public de proximité. Nous ne souhaitons pas être redirigés vers les Charmilles ou Balexert, nous ne souhaitons pas voir les prestations réduites
  •  Le quartier est en pleine croissance, il comptera plusieurs milliers d’habitants et d’emplois supplémentaires dans les cinq années à venir.

Pour ces raisons, et par attachement à notre bureau de Poste, nous vous demandons instamment de renoncer à votre funeste projet.

Télécharger la pétition et faite la signer autour de vous
à renvoyer à Anne Compagnon, Les Verts, Chemin des Anémones 12, 1219 Châtelaine

La verte Esther Schaufelberger devient présidente du Conseil municipal de Vernier!

Le Conseil municipal de la ville de Vernier est désormais présidé par une Présidente: la verte Esther Schaufelberger, Conseillère municipale depuis 2011.

Première citoyenne de la ville de Vernier, l’honneur qui lui revient pour cette année 2017-18 est particulièrement mérité tant son travail au sein du Conseil municipal a été constructif et performant.

De ce travail on notera entre autres et de manière non exhaustive les actions suivantes votées par le Conseil municipal:

  • Soutien à la biennale d’art aux Libellules.
  • Développement en commun entre les villes de Genève et de Vernier de locaux scolaires, parascolaires et crèches dans le quartier de la Concorde.
  •  Développement de l’habitat coopératif à Vernier.
  •  Solidarité avec les réfugiés syriens.

Belle année de présidence, Madame la Présidente!

Des fleurs et de la bonne humeur – atelier BOMBE à graines!

Les Verts de Vernier vous invitent à un atelier de fabrication et de lancer de bombes à graines (petite boule composée d’un mélange de terreau, d’argile et de graines. Elles peuvent être lancées dans des endroits mornes et leur redonner vie !)

Dimanche 11 juin à 11h
Parc du Jardin Robinson de Châtelaine-Balexert
Avenue Crozet 39
1219 Châtelaine

Venez nombreux avec de la bonne humeur et un pique-nique.
Activité gratuite pour tout âge !
Matériel et boissons offerts.

En cas de pluie, l’atelier sera déplacé à l’école de Balexert (av. du Pailly 15)

Fin vers 14h.

Le vert à la conquête de Châtelaine

On le connaissait bien, il était bleu, c’était le garage à moto de Châtelaine. Depuis  quelques semaines il a disparu. A la place, on y trouvera bientôt des espaces verts pour les habitants : jardins urbains, place de jeux, tables et bancs pour se délasser, pique-niquer avec des amis ou en famille.

Le cœur de Châtelaine se transforme, ouvre des espaces aux habitants, le béton recule, des places de parking seront bientôt remplacées par les salades et du basilic !

L’autre bâtiment, celui d’à côté, deviendra le lieu d’accueil des « food trucks » du quartier, restauration variée garantie tous les jours.

Un tel projet constitue une étape importante de la transformation de ce quartier, le béton, la dureté des aménagements d’antan laisse le pas à la vie, aux loisirs, au plaisir des rencontres.

Les Verts de Vernier y sont pour quelque chose! A force de ténacité, de questions posées au Conseil municipal ou en commission, nous avons rappelé au Conseil administratif l’impératif de réaménager ce secteur en y créant des espaces propices aux habitants et aux rencontres. En octobre 2016 le projet était enfin voté, malgré le refus des groupes MCG et PDC. On le voit se réaliser sous nos yeux actuellement et il sera à disposition de toutes et de tous dès le mois de juin. C’est cela aussi la politique, celle des Verts, être persévérant, rappeler régulièrement à l’exécutif la mise en œuvre des priorités, combattre les tenants du béton et, in fine, offrir de nouveaux espaces
verts à la population.

Xavier Chillier: un Vert en prose!

Bonjour Xavier, Avec toi nous poursuivons notre série d’interviews pour mieux connaître les membres des Verts de Vernier.

Tu es en train de faire ta deuxième législature au Conseil municipal (CM) et tu es depuis six ans au  bureau du CM. Est-ce que tu peux nous expliquer ce qui s’y passe?

C’est un peu l’organe exécutif du CM; il décide de l’ordre du jour des séances et c’est là où les choses se disent vraiment, c’est en quelque sorte le pouls du municipal.

Tu vas quitter le bureau juste avant de prendre la présidence ?

J’aurais préféré après, mais j’ai déjà présidé le CM en 2013-2014 ; d’autres Vert-e-s souhaiteraient présider, j’ai accepté de laisser ma place.

A côté de la politique, tu travailles à l’Université de Genève comme enseignant. Quel est ton domaine d’activité?

Je suis physico-chimiste. Depuis une douzaine d’années, j’enseigne aux étudiant-e-s de biologie, de pharmacie, des sciences de la Terre et de l’environnement.

Tu es un scientifique, cependant tu viens de publier ton 5e roman. Comment se fait-il que tu te sois lancé dans l’écriture?

J’ai commencé mes études par les lettres, la philosophie et le français, puis j’ai rapidement bifurqué vers les sciences. Il était normal que je mette en scène la science dans des romans…

Quel est le thème de ton dernier roman «Aseptique»?

Dans ce roman, je mets en scène une société extrêmement hygiénique mais qui produit énormément de déchets. Ces déchets envahissent toute la planète…

Ce n’est pas sans nous rappeler quelque chose?

Oui, c’est hautement allégorique. C’est une société utopiste qui aurait mal tourné, une sorte d’extrapolation de la nôtre, sans une certaine conscience écologique.

Est-ce que tu vas poursuivre ton activité d’écrivain?

Oui, je suis déjà en train d’écrire un essai intitulé «Un amour de chimie, heurs et malheurs de la partie fine entre chimie, art et société». Nous te remercions beaucoup pour ton travail au sein du bureau, et nous nous réjouissons d’avance de pouvoir te lire dans toutes les bibliothèques de Vernier.

Granit Metushi: ce jeune élu vert s’est lancé dans un projet humanitaire

Nous entamons une série d’interview pour mieux connaître les membres des Verts de Vernier.

Granit, tu n’as que 25 ans, mais tu es déjà très actif. Infirmier et conseiller municipal, tu as malgré tout trouvé le temps de mener à bien un projet en lien avec le Kosovo, ton pays d’origine. Tu souhaitais nous en parler. Comment t’es venu l’idée de ce projet?
L’été 2015, je suis parti en vacances au Kosovo dans le ville de Ferizaj et mon oncle était hospitalisé. C’est en lui rendant visite que je me suis rendu compte des importants besoins en matériel de cet hôpital.

Qu’as-tu décidé de faire?
Je me suis mis en lien avec l’association humanitaire «Halil Jahiu» pour définir les besoins de l’hôpital et à mon retour, j’ai pris contact avec la clinique Joli-Mont où je travaille pour voir s’ils étaient d’accord de m’aider. Ils ont accepté de fournir du matériel. Pour que le projet puisse aboutir, il a fallut l’aide de plusieurs personnes au Kosovo pour s’occuper des démarches administratives, dont M. Elmi Raçica qui est parlementaire au Kosovo et Burim Karameta ministre de la santé de la commune concernée.

Combien de temps as-tu eu besoin pour faire aboutir ce projet?
Il m’a fallu une année en tout. J’ai eu besoin de temps pour réunir le matériel. Il fallait des lits, des fauteuils roulants, des instruments stériles pour le bloc opératoire, un élévateur
pour déplacer les patients sans mobilité et beaucoup d’autres choses.

Comment tout ce matériel qui est très volumineux a-t-il été acheminé au Kosovo?
Quand tout a été réuni, j’ai offert le transport dans un camion qui fait régulièrement le trajet Genève-Kosovo. Après trois jours de trajets et avoir réalisé les démarches à la douane, nous avons pu offrir ce matériel le 20 septembre 2016.

Ça a été un petit événement. J’ai été interviewé par la chaine de télévision locale ainsi que par un journaliste très connu au Kosovo, M. Abdullah Imeri. Cela m’a montré à quel point ce matériel était nécessaire et allait permettre de soigner les malades dans de meilleures conditions.

Je remercie beaucoup la clinique Joli-Mont sans laquelle rien n’aurait été possible. Ce projet me tenait vraiment à cœur et j’espère que j’aurais d’autres occasions d’apporter de mon aide.