Vernier 2030, ce que nous réserve le Canton

Dès la rentrée 2011, les représentants de la Ville de Vernier devront se prononcer sur le projet de plan directeur cantonal 2030.

Les Verts de Vernier sont décidés à jouer un rôle central dans la prise de position de notre commune. Nous aurons à cœur de promouvoir les principes qui sont les nôtres: un développement équilibré, sobre et raisonné, une mobilité sûre et efficace résolument tournée vers les déplacements en transports publics, à vélo et à pied, des espaces où la nature est non seulement préservée mais où elle peut également s’étendre, des zones d’activités porteuses de richesses et de nouveaux logements réalisés sur les critères qualitatifs d’écoquartier.

Or, ce que le canton nous présente s’éloigne considérablement de ce que le bon sens de ceux qui connaissent notre ville commande.

En effet, le projet de plan directeur n’affiche aucune volonté de libérer notre territoire de l’emprise des dépôts pétroliers. Cela signifie que Vernier continuerait à être privé de surfaces considérables où logements, espaces publics, nature et activités pourraient se déployer.

D’autre part, le projet de plan directeur souhaite augmenter la surface des zones industrielles au détriment des logements pavillonnaires en zone villa, alors que nos zones industrielles sont encore aujourd’hui sous exploitées.

Enfin, faisant fi de l’impératif pour la Ville de Vernier de maintenir la mixité sociale par la mixité des types d’habitats (maisons individuelles, grands ensembles locatifs, immeubles en PPE, loyer libre…), le projet de plan directeur tente d’imposer une densification maximale et irraisonnée des secteurs tels que Philibert-de-Sauvage et l’Etang ainsi que du coeur de Châtelaine avec ses jardins familiaux et les villas qui l’entourent et du secteur de Cointrin. Cette option, si elle devait se confirmer, aurait pour effet de pérenniser les erreurs commises il y a 20, 30 ou 40 ans, réduire notre qualité de vie tout en renforçant les charges sociales, financières et environnementales que Vernier doit déjà assumer alors que, selon les statistiques cantonales, notre commune est la plus fragile tant socialement qu’économiquement. Ainsi, alors qu’à Zürich, Barcelone ou Londres on réhabilite les quartiers d’entrepôts proches du centre, à Genève, selon le projet plan directeur, on continue d’y accumuler des nuisances.

Envisager par exemple de mettre sur la presqu’île d’Aïre une usine à gaz et son panache de fumée de 300m pour produire de l’électricité serait aussi visionnaire que de transformer la Tate Gallery à Londres en centrale chaleur force parce qu’un pipeline passe dans les environs.

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