Sachons garder le cap

Il n’échappe à personne que depuis quelque temps les pressions se multiplient sur la population: stress au travail, pression sur les salaires, difficultés de logement, mobilité en panne, etc.

Au-delà des grandes tendances statistiques, dans notre commune les événements allant à l’encontre de la qualité de vie se multiplient:

  •  la fermeture d’offices postaux locaux qui se profile;
  • une police cantonale peu présente, car sous pression depuis trop longtemps ;
  •  un trafic automobile toujours plus intense sur les grands axes ;
  • des prisons que l’on ouvre en imaginant résoudre ainsi les problèmes de sécurité;
  • un cycle d’orientation dont la reconstruction ne cesse d’être différée;
  • des débats portés par une idéologie de la haine sur le voile, menés par quelques politiciens avides de publicité gratuite et ne connaissant pas la réalité des quartiers  populaires ;
  • des projets de densification qui se portent avant tout sur les communes de la ceinture périurbaine déjà très denses, et qui ne sont pas accompagnés d’une véritable politique sociale et environnementale de la ville;
  • un canton sans budget dirigé par une majorité incapable d’agir mais toujours prompte à gesticuler.

Autant de pressions pourraient fragiliser la vie sociale verniolane. Cependant, cette dernière montre d’encourageants signes de vitalité. Malgré tout, il aura suffi d’un fait divers tragique pour que les médias du pays entier mettent à nouveau Vernier sur le devant de la scène, en usant d’un stéréotype éculé (les quartiers de banlieue), sans même connaître la réalité du terrain.

Car la réalité de Vernier, sa richesse et sa force ont pu se mesurer quelques jours après la mort tragique d’un habitant des Libellules, au travers d’un émouvant hommage animé
par ses amis et voisins du quartier. À ce moment, plus de médias et aucun gros titre pour montrer notre réalité: à Vernier la vie de quartier, la solidarité, l’attention portée aux
autres, tout cela est vécu au quotidien, notamment, parce que Vernier sait de longue date faire attention à la santé sociale de sa population. Sachons entretenir tous cela.

Devant les pressions qui se multiplient, entraînant parfois une remise en question de projets aussi vertueux pour la qualité de vie de toutes et tous, comme les correspondant-e-s de nuit, il est important de garder le cap.

Bien que les temps soient durs, il fait bon vivre à Vernier. Rien aujourd’hui n’indique que cette période plutôt morose ne s’arrêtera prochainement. Quoiqu’il en soit, une chose
doit perdurer: investir dans le lien social, la vie des quartiers, en portant des projets au bénéfice du plus grand nombre, pour faire face ensemble aux difficultés.

Sachons garder le cap, car c’est le bon.

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