Pour Vernier: l’arrogance de l’Aéroport de Genève doit cesser!

Aéroport international de Genève: record battu en 2011 avec 13 millions de passagers et des perspectives de progression jusqu’à 20 millions pour ces 20 prochaines années!

Pourtant, avec plus de la moitié des vols passant au-dessus de leur tête les habitants des chemins Champs-Prévost, Coquelicots, Croisette, route de Vernier, route du Nant d’Avril, Bel Ebat, Champ-Claude, Louis-Pictet, Mouille-Galand, Montfleury, Delay, Sorbier, Crotte-au-Loup et Bouleaux n’ont pas fini d’être parmi les Genevois les plus soumis aux nuisances du trafic aérien.

Bon nombre d’entre eux sont par ailleurs menacés par la dépréciation de leur bien immobilier et foncier à cause des déclassements, demandés par l’aéroport et acceptés par le canton, de leurs habitations en zone industrielle.

Cerise sur la gâteau, l’aéroport planifie son développement territorial futur tout seul, dans son coin, sans contrôle démocratique et sans daigner la moindre coordination avec les communes avoisinantes et même en l’imposant à son autorité de tutelle, le Canton. Trois faits illustrent ce déni de droit:

– Le Canton a lancé des déclassements dans les zones d’habitation de Crotte-au-Loup, Montfleury et Signal afin de répondre à la demande de l’aéroport, ce dernier craignant de devoir indemniser les propriétaires des zones soumises au bruit qu’il génère.

– Le Conseil d’administration de l’aéroport refuse de communiquer son propre plan directeur aux autorités cantonales en charge de l’aménagement du territoire alors que celles-ci en ont un urgent besoin pour évaluer les futurs développement des quartiers voisins.

– Mercredi 25 janvier, à l’école de Cointrin est organisée une présentation publique pour le lancement du Plan Stratégique de Développement (PSD), Tête GVA. On y parle aménagement du territoire. La population concernée des quartiers de Cointrin, des Avanchets et de l’Etang est présente ainsi que l’autorité cantonale, Mark Muller, et les autorités communales des villes de Meyrin, Pierre-Alain Tschudi et de Vernier, votre serviteur. Alors que chacun se prête au jeux du dialogue avec la population, l’aéroport de Genève partie prenante du PSD est absent de la réunion, refusant ainsi le dialogue avec la population.

Entendons-nous bien, il ne s’agit nullement de demander la fermeture du l’aéroport. Cette infrastructure de transport a largement fait la preuve de sa nécessité pour Genève et sa région. Il est par contre inadmissible et tout simplement antidémocratique que cette institution refuse de coopérer avec les collectivités publiques et leur représentants élus démocratiquement.

Il est donc temps d’intervenir pour rappeler que c’est le Canton, en consultation des communes, qui décide de l’aménagement du territoire et non l’aéroport et son conseil d’administration.

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